Presses à vis ou à piston ?
Une presse à oléagineux effectue deux opérations distinctes :
- La trituration proprement dite, qui a pour but de chasser l'huile de l'intérieur de la graine ( par rupture mécanique des cellules oléagineuses et pression)
- La séparation de l'huile ainsi obtenue du flux de tourteaux.
Dans les presses actuellement disponibles sur le marché, le pressage est toujours effectué par une vis en acier traité (au profil complexe) tournant à l'intérieur d'un corps cylindrique.
Les presses se distinguent par leur organe de séparation :
Tube perforé ( Ces presses sont abusivemement appelées "Presses à vis" )

Cage métallique constituée de plateaux perforés empilés avec précision. ( Ces presses sont dénommées "Presses à barreaux" )
Dans l’objetcif d’une auto-construction, ces conceptions présentent des inconvéniants majeurs :
La vis nécessite une usinage complexe et l’étude de son profil est hors de portée d’un constructeur individuel (a moins de se contenter d’une efficacité médiocre).
Cette vis étant soumise à une friction importante, un traitemant de surface ayant pour but de durcir le métal est indispensable pour éviter une usure prématurée.
La construction d’un tube perforé ne présente pas de difficultés majeures mais une pression de pressage trop élevée conduit à une extrusion des graines à travers les orifices. Une pression plus faible ne permet pas d'obtenir un taux d’extraction élevé.
La construction d’une cage à barreaux est plus complexe car il faut un nombre important de pièces ajustées avec précision.
Le cisaillement des graines par la vis conduit à une rupture des membranes cellulaires, ce qui génère d’importantes quantités de phospholipides (PHL) et gommes , nuisibles pour les moteurs Diesel.
Le brassage par la vis conduit aussi à une élévation de température conduisant à une libération importante de cires, elles aussi nuisibles pour les moteurs Diesel.
La presse à piston :
Ce type de presse dont la conception date de l'époque de la révolution industrielle était destiné à étre entrainé par une machine à vapeur. Elle a été supplantée par les presses décrites précédemment, mais Mr Bielenberg en a conçu une version manuelle, présentement construite et utilisée dans les pays en développement.
Les deux fonctions ( compression des graines et séparation de l’huile et des tourteaux ) réalisées par la majorité des presses actuelles ne sont donc pas optimisées pour l’obtention directe d’une huile carburant de qualité.
De plus, un taux d'extraction d'huile passable ne permet pas de valoriser de grandes quantitées de tourteaux dans l'alimentation des bovins (un taux de matières grasses élevé réduit les quantitées incoporables). La vente des tourteaux à un prix suffisemment rémunérateur est indidpensable à la rentabilité de l'opération.
Il existe des presses haut de gamme, avec vis à rotation lente qui permettent de triturer à faible température et d'obtenir une HVB de qualité mais les tarifs sont élevés.
Avant d'étre utilisable comme carburant cette huile nécessite deux opérations supplémentaires :
La décantation qui permet de supprimer les impuretés les plus grosses.
La filtration qui permet d'éliminer les particules de taille plus réduite.
Ces opérations nécessitent l'achat de matériel suplémentaire ou retardent la disponibilité de l'huile de quelques jours (décantation et filtration gravitaire).





